On dit des frites à Bruxelles!

À propos des frites, vous ignorez peut-être qu’elles sont une invention belge. On dit que le nom provient d’une incompréhension linguistique, en ancien anglais « to French » signifiait « couper en bâtonnets ».

Bruxelles est une ville dont les citoyens boivent plus de bière que de café (bien qu’ils servent de l’excellent café), cassent la croûte dans des « eetcafes » où sont servis des mets sur le pouce et commandent des frites à un « fritkot », ou friterie, à proximité. À propos des frites, vous ignorez peut-être qu’elles sont une invention belge. On dit que le nom provient d’une incompréhension linguistique, en ancien anglais « to French » signifiait « couper en bâtonnets ».

Notre guide, Didier, nous a affirmé que l’appropriation indue des frites est survenue au cours de la Première Guerre mondiale. Des soldats anglais, américains, canadiens et australiens sont arrivés en Flandre occidentale, où la seule langue parlée était le français. Ils ont essayé les frites, les ont appréciées et les ont appelées « French Fries ». « Mais croyez-moi lorsque je vous dis qu’une frite belge n’a rien de français », mentionne Didier avec un sourcil arqué.

Jo Gerard, un historien belge, ajoute que les frites ont d’abord apparu aux tables à Namur et dans les Ardennes françaises, puis à Dinant dans la seconde partie du 17e siècle. Les gens à court d’argent faisaient frire des minuscules poissons pour leurs repas économiques, mais lorsque la rivière gelait en hiver, ces derniers étaient remplacés par des patates coupées en petits bâtonnets de la même taille que les poissons. Voilà! Un emblème culinaire est né.

En Belgique, les habitants optent pour des quantités généreuses de mayonnaise épaisse dans lesquelles ils trempent leurs frites (le ketchup est réservé aux touristes). Fraîchement frites dans du blanc de bœuf, ou gras de bœuf, les frites belges sont servies légèrement salées, dans des cônes en papier et accompagnées de votre choix de mayonnaise, d’une sauce au cari ou de l’une des douze autres combinaisons. On nous dit que les patates Bintje donnent les meilleures et les plus savoureuses frites. Nous sommes absolument d’accord!

Les « frikots » où arrêter à Bruxelles comprennent la Maison Antoine (Place Jourdan 1), la Friterie du Bourdon (Chaussée d’Alsemberg) et Chez Clémentine (Place Saint-Job 1). Vous désirez faire descendre ce que vous avez mangé avec une bonne bière belge? Dirigez-vous au Beer Mania (Chaussée de Wavre 174-176) où vous pouvez boire ou acheter (dans la petite boutique appartenant aux mêmes propriétaires) une des 400 différentes variétés de bières, locales et importées. Maintenant, vous vivez grassement.

Par : Mary Luz Mejia

 

 

 

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